lundi 29 octobre 2007

Comme l'ébene et le noiraud

Des fois, je ne c'est pas ce qui me passe par la tête à écrire des textes comme ça...:

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« Sébastien, donne-moi les différences que tu vois entre elles. »

Je ne vois aucune différence.

Aucune.

Je n’arrive pas à saisir au premier coup d’oeil, les différences entre les deux. Olivier me dit que l’une est plus douce, et plus commune. Et que l’autre est légèrement plus foncée, mais d’une teinte rare.

Je trouve cependant que les deux sont identiques. On me traite alors de sot.

« Tu es sot!»

Simplement parce qu’à première vue, je n’arrive pas à discerner les différences? En fait, pour moi, elles sont toutes pareilles. Leur différence m’échappe parce qu’en fait, je n’ai pas le moins du monde besoin de le faire. Je n’en ai pas les capacités.

« Mais quel incapable! »

Mon excuse amène donc aux lèvres de l’invisible Olivier le mot « Incapable » à la suite de « Sot » sur la liste dressée contre moi. Je me questionne alors sur le fait que peut-être je ne m’y prenais pas de la bonne manière.

« Est-ce que tu t’es demandé si tu t’y prenais de la bonne manière? »

Je ne vois peut-être pas la différence, mais je lis les pensées d’Olivier? Idée plutôt marrante!

Chercher une différence entre elles. Je dois essayer encore, question de montrer ma bonne volonté. Je me force, mes mains s’agitent sur mes bras croisés, prouvant ma concentration poussée à l’extrême! Je tente encore plus, mais en vain. Les deux m’apparaissent toujours identiques.

« Ne me dis pas qu’elles sont identiques! »

Je ne dis donc rien. Bouche close, je les fixais, elles, sans un mot. Je ne crois pas que cela aurait arrangé ma situation, mais c’était nécessaire je crois.

« Cela ne changera pas ta situation Sébastien. »

Merci de l’encouragement! Il croit que quoi, je suis un magicien? Que d’un claquement de doigt, il y aura plus de problème? Quel imbécile cet Olivier. C’est comme me demander la différence entre l’ébène et le noiraud.

Je décide de me calmer. Je ferme les yeux sur la même image de noir qu’il y avait avant que je ne le fasse.

« Fermer les yeux ne t’aidera pas à différencier le vert du kaki, Sébastien! »

Espèce de conard! Que j’ai les yeux ouverts ou fermés, comment veux-tu qu’un aveugle voit la différence entre deux couleurs!

dimanche 21 octobre 2007

L’âme de ma vie

J’attrapai pour celle-ci, une envie lointaine. Comme un maelström des mers, elle entraînait en moi une prenante et profonde attirance dans les bas fonds, les premiers instincts humains. Quelque chose en moi me poussait à ne jamais la lâcher. Je ne pouvais la lâcher. J’adorais les sensations fortifiantes que me conférait sa présence, sa prestance! Je me sentais alors grand, très grand! Je ne croyais pas avoir ressenti telles émotions de joies, d’amours et d’envies dans une vie antérieure.
Lorsque je pouvais, la prenant par la main, l’entraîner dans un champ de roses et d’épines, je me voyais alors accorder un cadeau. Un sourire rouge. Un regard perdu, dans les brumes de l’au delà. Elle devenait écarlate, empruntant l’extrait des roses. Enjolivée par un soleil dominant les cieux, elle brillait. J’en pleurai de joie.

Cette brillance sempiternelle m’éblouissait. Cette lumière égratignait mes yeux larmoyants, et je devenais aveugle. Je ne pouvais plus m’arrêter de la tenir, elle, toujours plus au-dessus de moi. Je ne voyais plus les choses qui m’entouraient. Je ne faisais plus que l’écouter, car je ne percevais plus ce que je faisais, ce qu’elle faisait. Ensuite, une puissance nouvelle s’infiltra en moi plus profondément, perçant ma peau, envahissant mes poumons et détruisant mon cœur. J’étais maître, du moins je le croyais, c’est ce qu’elle me faisait croire.
Comment la croire! Je réalisais alors que je n’avais plus de cœur. Les dernières parcelles de mon être, de mon corps, ce qui restait de mon existence, ne m’appartenaient plus. Rien de cela ne lui était pas déjà voué. Elle me dirigeait, me dictait mes actes pour ainsi dire sans mon consentement, et si elle l’avait, ce n’était qu’avec fourberies et perversions! Je me sentais sale, couvert de malheurs qui n’étaient pas les miens, je me sentais comme le traître qui aurait été trahis. J’en pleurais de tristesse et de rage.

Aujourd’hui, je vois très clairement les bienfaits et les méfaits qu’elle apporte en nos terres, nos vies et notre avenir. Je ne me suis plus approché d’elle ou d’une de ses sœurs depuis six ans et soixante-six jours.

Aujourd’hui, c’est la fin. Je suis sur le seuil de ma vie. J’ai consentis à me coucher auprès d’elle pour une dernière fois, pour que même trépassé je me souvienne d’elle. Elle, une perfection humaine.
Elle, pour ma joie et ma tristesse, pour sa beauté et sa cruauté, je la repose sur mon corps couché, prêt à expirer, à rendre l’âme.

Elle, cette épée forgée par les nains, responsable de bonheurs et de malheurs, je l’empoigne maintenant dans un dernier souffle, pour ne plus jamais la lâcher.

440 mots

samedi 20 octobre 2007

Quatre lignes

Si je puis vous donner conseil, ne cherchez pas à comprendre le texte qui suit (Je ferais très certainement des modifications plus tard à ce texte) :

Pieds nus
Yeux clos
Je rêve.

Je titube, sans percevoir l’être
Je boite, ignorant l’ignorance d’avoir
Mes pas inégaux réclament l’auréole
D’une chaleur rafraîchissante
D’une fraîcheur réchauffante
Sans avant, sans après
Maintenant
Au temps présent.

Trouvailles
Tentations
Course
Chute
Je tombe
Je m’agrippe
Aux quatre lianes.

Je pense Je vois
Quatre lianes, Quatre lignes
Lisière joyeuse
D’un sens magnifique
Enfin dévoilé

Je vois Je pense
Double scintillements
Lumière!
Écorce véritable
D’une vérité verrouiller.

Titubant sans percevoir
Ignorant l’Avoir
Je l’avais
Le double scintillement
Un regard?
Une clef?

L’origine que je n’aurais
Freine le Savoir
Confiant dans le mystère
J’arbore mon rêve

Pieds nus
Yeux clos
Je rêve.

Je pense Je vois
Quatre lianes, Quatre lignes
Lisière joyeuse
D’un sens magnifique
Enfin dévoilé

Emporté d’un vent
Doux et beau
Du blanc au bleu
Ciel d’images
Mais d’une
Quatre lignes.

jeudi 18 octobre 2007

Par le Feu: Loralia

Je ne sais pas pourquoi je me rappelle de ce souvenir en particulier, mais je l’ai toujours aimé et détesté. Il s’agit de ma mère qui me serre dans ses bras, très fort, me susurrant des jolis mots que je ne pouvais pas encore comprendre parce que j’étais trop petite. Je me souviens aussi des chaudes larmes qui dégringolaient sur son beau visage. Elle pleurait. Je me souviens de la terrible panique qui m’avais envahis lorsque les mains maternelles se détachèrent de moi et me déposèrent toute enveloppée d’un tissu de soie, dans la cavité d’une parois rocheuse. Le reste m’est plutôt flou. Je n’ai jamais revue ma mère, ni ses mains apaisantes, ni ses tristes larmes.
Je fus délivrée de la roche par un jeune enfant d’une dizaine d’année. Attiré par ma chevelure rousse, il m’emmena avec lui à son village. C’est lui qui me sauva et qui demanda à ses parents de me garder. Plus vieille, j’appris que ma mère avait été tuée par un chef Orc et sa horde de mercenaires. Cela perturba mon esprit et mon corps. J’en brûlais de rage. Tellement que lorsque je le voulais, mon corps s’enveloppait d’une épaisse flamme, très chaude, mais aussi très élégante. Je me surpris à me découvrir quelques affinités sur le feu. Je pouvais créer cette lueur rougeâtre et la contrôler à mon gré.

Ces derniers temps, j’ai pue jouir de la félicité d’avoir 21 ans, et j’ai un contrôle parfait sur ce que j’aime le plus : le feu.

Mes nouveaux parents m’ont acheté un cheval noir pour le voyage que je voulais entreprendre : me rendre à la cité de Perenia, pour que les gens, réputés héros, m’aide à retrouver cette bande d’orc, que je puisse me venger.

Il y a une semaine, je quittais le village ou j’avais grandis. Aujourd’hui, je suis devant vous, à cette table de cette auberge, et je me présente :

Je suis une humaine et j’ai comme seul pouvoir, qui me suffi amplement, de contrôler le feu. Je me nomme Loralia.

jeudi 11 octobre 2007

Les terres de Perenia


Je vous présente aujourd'hui la publicité du forum d'écriture fantastique

Les terres de Perenia :
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L'ambiance est super et le graphisme du forum est en plein développement! Allez donc jeter un coup d'Oeil!

mardi 9 octobre 2007

L'arrivé d'un inconnu

Les paysans travaillaient leurs terres avec la même ardeur que d’habitude. Tandis que les aînés fumaient tranquillement leurs pipes sur les terrasses des auberges de la place publique en ce racontant leurs glorieuses batailles de jeunesses, les enfants couraient, criaient et jouaient entre eux à imiter des soldats à la guerre. La journée allait bon train et les gens du royaume de Fyarama attendaient patiemment la venue d’un nouvel allié de Ume Oiroke.
Le crépuscule se faisait voir, le début de la nuit se sentait, seul les gardes de la ville étaient encore dehors. Soudain, l’immense son d’un cor fit irruption dans le silence serein. Les rares personnes qui étaient restés dehors levèrent les yeux dans la direction du bruit. L’étonnement se lisait sur leur visage ! La raison était simple, un cavalier filait, sur un dragon d’os en armure, vers le sol à une vitesse fulgurante. La monture retroussa finalement les ailes pour pouvoir atterrir juste devant les grandes portes d’acier du manoir. Le cavalier descendit noblement du dragon et demanda aux deux gardes surpris de le mener à la détentrice du manoir.
Le nouvel arrivant suivit donc les gardes à travers le grand hall. L’immense salle démontrait, avec les grandes bannières symboliques que l’on porte lors de batailles et les statues d’anciens héros de celles-ci, toutes les richesses historiques de son hôte. Puis, les longs couloirs, arborant des vieux tableaux d’ancêtres, furent les chemins qui menèrent finalement à la salle de réception, où l’attendait une jeune femme, visiblement la gardienne, légèrement surpris par l’allure de l’inconnu.
La jeune femme amorça la discussion :


Bonjour étranger, puis-je savoir qui vous êtes? Je ne tolérais pas un inconnu dans la demeure de la maîtresse Oiroke lors de son absence!


Dans un sourire aimable, et étrange si on considère son style de parures plutôt noires et orné de symboles morbides, l’homme pris une grande respiration et commença d’une voix enthousiaste :

Je me nomme Gorkyan Al’thragur, et je voudrai avoir un entretien avec Ume. Si vous voulez que je me présente, je ne le ferai pas à moitié. Je ne pourrai me présenter qu’en faisant un résumé de mes buts et objectifs…Je commencerai donc avec la base de ma vie : la mort.

L’interrogation parcourue le visage de la jeune femme. Le descendant Al’thragur commença:


J’espère que vous avez un peu de temps, car ce sera un peu long…
Oui, mais je vous conseil d’être pertinent! répondit-elle.


Gorkyan se racla la gorge. Il leva ses yeux couleur ébène :


Nombres de gens, qu’ils soient de pauvres mendiants quêtant sur le trottoir, des marchants venant de loin pour vendre quelques denrées rares, des bourgeois ou des nobles qui eux se prélassent dans leur luxurieuse situation, ou encore de fiers guerriers côtoyant une multitude de dangers dans de grandes et glorieuses aventures, tous redoutent la même chose, la mort. Dans plusieurs contrées, de vils gens vont jusqu’à donner la mort aux autres pour ne pas la recevoir, c’est peut-être là l’unique chose que ces malfrats ont à offrir.
Sinon, qu’est-ce que la mort ? Le point final ? L’ultime moment tant redouté où toutes choses prennent enfin leurs sens ?
Pour certain, la mort est quelque chose d’affreux, d’inéluctable et d’irréversible. Ce sera la fin de leur grande et glorieuse vie ou de leur pauvre et misérable existence. Pour d’autres, c’est une délivrance, une délivrance qui les retira à une vie exécrable, remplie de souffrances et de malheurs qui menaient indubitablement à un désespoir quasi-total. Plus rare cependant, il y en dans les pays plus orientaux qui se donnent la mort pour une raison purement d’honneur, ils n’arrivent pas à vivre entourés de la honte qui pèse sur eux.
La mort est le dernier engrenage de l’horloge de la vie, et si on dit qu’une horloge n’est rien si il manque une pièce, on peut dire la même chose pour la vie : elle n’est rien sans la mort, car c’est elle qui fait que la vie est précieuse. Pour moi, la mort c’est la vie ! De celle-ci s’écoule une substance incomparable, un mélange d’ambition et de grandeur, il faut bien sûr savoir l’apprêter, mais c’est de là qu’en découle toute mon énergie, ma raison d’être. J’y forge ma puissance et ma réputation. Je la manipule de mes mains, tout en restant loin d’elle. Je la nourris. Je la gave de nouvelles âmes, et elle, elle me laisse les cadavres, le cœur encore battant.
Le pouvoir m’a toujours intéressé et lorsque j’ai découvert l’intriguant monde des morts et l’étonnante capacité de puissances qu’il pouvait me procurer, j’ai sacrifié toute une partie de ma vie sans hésitation, j’ai érigé plusieurs bâtiments honorifiques à l’égard de la mort et j’ai subi de grosses épreuves pour l’obtention directe de plusieurs pouvoirs tant désirés. Il ne me restait plus qu’à acquérir de l’expérience. Pour elle, j’ai parcouru des sols inconnus, au-dessus comme en dessous de la surface, traversant maintes dangers et multiples épreuves. J’y fis des rencontres immondes comme je connus des surprises gratifiantes. La mort ne suivait où que j’aille uniquement pour que je puisse mettre mon talent à l’œuvre : faire vivre les morts ! Mes ambitions m’emmenèrent à désirer un contrôle absolu de mon domaine. Ce contrôle, je l’espérais aux creux de mes mains pour le manipuler à ma guise, comme plusieurs autres êtres vivants. Moi, contrairement à eux, j’avais des avantages dont ils ne bénéficiaient pas, c’est-à-dire de posséder un goût apaisant pour la mort de l’ennemi, un plaisir enivrant à tuer l’invincible, une envie irrésistible du risque et primordialement, la mort ne m’inspirait aucune peur, aucun souvenir, aucune terreur.
Je préfère dire que je vis dans la neutralité, pour la simple raison que toutes allégeances ont leurs bons cotés. J’aide et défends tous ceux qui peuvent me dire qu’ils feront la même chose pour moi.
J’aide la mort, parce qu’elle m’aide. Je défends mes alliés car je sais que lors de problèmes, ils seront derrière moi. Je suis le maître des morts et le seigneur d’un royaume maudit, mais je serai toujours un allié utile à vos cotés.
Voilà ce que je représente, ce que je suis.


Gorkyan s’enveloppa d’un silence. Un léger murmure accompagna son geste. Il attendait patiemment la réaction de son interlocutrice. Elle semblait surprise et contente.


Je vais envoyer une missive à Ume pour l’informer de votre arrivé. Bienvenue Gorkyan Al’thragur.

lundi 8 octobre 2007

Les trois Gens

Des conneries! Rien que des conneries!

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Trois gens importants: Le premier, le deuxième et le dernier. Ils ne sont ni grands, ni petit, ni gros, ni maigre. Chacun sait ce qu'ils ont à faire. Ils le font dans toujours de la même façon selon leur routine quotidienne.
Ces trois gens sont Mains, Pieds et Yeux.

Ces gens sont utiles de la façon dont on se sert d'eux. Donc ils n'on aucun alignement pré fait, ni divergence d'esprit. Ils sont neutres. Les yeux sont par contre, les plus sensibles. Il crie haut et fort leurs sentiments à chaque moments d'un événement quelconque, que sa soit marcher ou rire. Ils sont aussi enclin a perdre leur acuité avec l'âge, jamais pour leur bonheur.

Les pieds sont ce que l'on peut décrire comme étant les machines vivantes. Constamment en mouvement, ils sont surentrainés aux déplacements terrestres. Une grande entente physique, et une harmonie parfaite règne entre eux deux. L'un ne marche plus sans l'autre et dans le cas contraire, ils forment la plus puissante composition des trois gens.

Les mains, elles, sont mystérieuses. Habile en général, elles sont toujours en quêtes de nouveaux trucs, dans le désir de connaitre toujours plus. Par contre, elles sont différentes sur le point des pieds, elles sont fondamentalement indépendantes, ce qui leur donne une rareté hors du commun. Elles sont travaillante et énergique. Ce qui fait qu'elle sont particulièrement apprécier par la gente humaine.

Ces trois couples inséparables sont les principaux outils de l'homme et de la femme, sans exception. Parfois, pour n’en enchanter qu'une infime partie de la population mondial, un d'eux n'est plus. Ce que ne savent pas la plupart du reste des malheureux, c'est que ces âmes de membres perdus ne sont en fait pas perdu et vivent dans l’essentielle du reste vivant: les arbres, l'eau, le soleil, l'air.

Ils deviennent donc parti intégrales de notre planète.

Ce message provient de la Société de protection de l'environnement du Québec: Sauvez-votre planète! Vous en êtes capables!

Un achèvement inopiné

Voici le texte que j'ai soumi au premier concours du forum de Perenia.Le thème ou la restriction principale était que le texte devait être une sorte de dialogue entre deux personnes. Voilà:
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- Eliwan! Gueula un homme, Eliwan!
L’enfant de onze ans se dépêcha aux cotés de celui qui lui servait d’oncle, une brute immonde qui « s’occupait » de lui ses derniers mois.
- Que ce passe-t-il? marmonna-t-il alors d’une voix tannée, presque insultante.
- Tu n’as pas brossé mon cheval comme je te l’avais ordonné, il est sale et mal en point! Espèce de bon à rien…tu me fais penser de plus en plus à ta satanée paysanne de mère!
Le gamin prit une teinte violacée.
- Ne parle pas de ma mère comme cela! Si tu voulais absolument avoir un beau cheval pour te pavaner en ville, de maîtresses en maîtresses, tu aurais du le faire toi-même!
L’enfant sourit, content de sa répartie. Le visage de l’oncle laissait transparaître la surprise, celle de savoir que ce qu’il croyait secret, ne l’était pas. Il s’avança près de son neveu et le gifla. Puis, il s’esclaffa.
- Et maintenant, tu crois que tu tiens là une information contre moi? Tu n’es qu’un sale mioche! Profite du fait que nous sommes à l’écurie pour nettoyer les excréments! C’est peut-être là ton seul talent, récolter de la merde…
Le petit serra les points. Le sang-froid lui était inconnu.
- Tais-toi, murmura-t-il entre ses dents, tais-toi… tais-toi… tais-toi...
- Me taire! Commença l’homme d’un rire moqueur. Tu voudrais que je me taise?! Ta mère aurait du se taire, elle, elle en aurait moins souffert lors de son pauvre et triste trépas.
Le ton que prenait l’oncle d’Eliwan faisait obstacle à tous bons raisonnements d’un gamin de onze printemps. L’enfant se mit à brailler toutes sortes de noms, des injures qu’il avait apprit en côtoyant les enfants des ruelles. La colère lui montait au visage, sortant en larmes par ses yeux rouges. Eliwan était secoué de légers spasmes qui lui donnait l’air d’un être démentiel.
- Je…je…te déteste! Hoqueta-il entre deux convulsions.
Soudainement, l’enfant octroya un fabuleux direct du droit, de toute la puissance de son jeune bras, dans le ventre de son interlocuteur, le faisant plier en deux de douleur. Frustré, l’oncle répliqua. Il fit s’écrouler Eliwan, d’un coup de pied violent dirigé au menton. Ce dernier atterrit sur l’atelier de l’écurie, faisant tomber du même coup, en plus de l’atelier, tout son contenu. Un monticule d’instruments variés se trouvait maintenant entre lui et le sol, dont un long couteau de pêche, servant à séparer les bons morceaux d’un poisson. Empoignant l’arme derrière son dos, il se releva, le menton en sang, les lèvres gonflées, sous les rires amusés de son adversaire.
- Tu en veux d’autres, cher neveu? Tu veux que je cogne ce joli petit nez?
- …Je...tu…
- Quel abruti! Tu n’es plus capable articuler? Je vais arranger cela…
L’homme s’avança vers l’enfant avec l’intention bien claire de le corriger une fois de plus. Jamais il n’y parvint. Son pied heurta une des planches tapissées de clous du défunt atelier, et s’affala de tout son poids sur cette dernière. Un des nombreux clous qui transpercèrent la brute, s’enfonça dans la carotide, coupant la grosse veine.
L’homme s’étrangla dans son sang, le regard perdu, ses mains tremblantes accrochées à son cou, et s’affala sur le sol maculé. Tandis que la terre s’imbibait du liquide écarlate pour se teinter de sa couleur, l’enfant se tenait encore debout, immobile. Son couteau levé, collé contre son corps, contrastait avec son visage enfantin.
Eliwan jeta dans une simili douceur, ou de peur, le couteau qu’il cachait derrière son dos, sur le corps de son tortionnaire. Il finit par dire dans un faible souffle d’innocent, presque inaudible :
- Tu es mort?...
Puis après un long silence, il ajouta :
- Je te déteste.

625 mots

Ouverture de mon blog!

Salut à tous!

Je vous présente mon blog d'écriture!

Tous mes textes se retrouveront sur ce blog ainsi que, peut-être, quelques-unes de mes créations artistiques!


Voici votre hôte:



J'espère que vous vous amuserez bien à parcourir mon antre!