Voici le texte que j'ai soumi au premier concours du forum de Perenia.Le thème ou la restriction principale était que le texte devait être une sorte de dialogue entre deux personnes. Voilà:
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- Eliwan! Gueula un homme, Eliwan!
L’enfant de onze ans se dépêcha aux cotés de celui qui lui servait d’oncle, une brute immonde qui « s’occupait » de lui ses derniers mois.
- Que ce passe-t-il? marmonna-t-il alors d’une voix tannée, presque insultante.
- Tu n’as pas brossé mon cheval comme je te l’avais ordonné, il est sale et mal en point! Espèce de bon à rien…tu me fais penser de plus en plus à ta satanée paysanne de mère!
Le gamin prit une teinte violacée.
- Ne parle pas de ma mère comme cela! Si tu voulais absolument avoir un beau cheval pour te pavaner en ville, de maîtresses en maîtresses, tu aurais du le faire toi-même!
L’enfant sourit, content de sa répartie. Le visage de l’oncle laissait transparaître la surprise, celle de savoir que ce qu’il croyait secret, ne l’était pas. Il s’avança près de son neveu et le gifla. Puis, il s’esclaffa.
- Et maintenant, tu crois que tu tiens là une information contre moi? Tu n’es qu’un sale mioche! Profite du fait que nous sommes à l’écurie pour nettoyer les excréments! C’est peut-être là ton seul talent, récolter de la merde…
Le petit serra les points. Le sang-froid lui était inconnu.
- Tais-toi, murmura-t-il entre ses dents, tais-toi… tais-toi… tais-toi...
- Me taire! Commença l’homme d’un rire moqueur. Tu voudrais que je me taise?! Ta mère aurait du se taire, elle, elle en aurait moins souffert lors de son pauvre et triste trépas.
Le ton que prenait l’oncle d’Eliwan faisait obstacle à tous bons raisonnements d’un gamin de onze printemps. L’enfant se mit à brailler toutes sortes de noms, des injures qu’il avait apprit en côtoyant les enfants des ruelles. La colère lui montait au visage, sortant en larmes par ses yeux rouges. Eliwan était secoué de légers spasmes qui lui donnait l’air d’un être démentiel.
- Je…je…te déteste! Hoqueta-il entre deux convulsions.
Soudainement, l’enfant octroya un fabuleux direct du droit, de toute la puissance de son jeune bras, dans le ventre de son interlocuteur, le faisant plier en deux de douleur. Frustré, l’oncle répliqua. Il fit s’écrouler Eliwan, d’un coup de pied violent dirigé au menton. Ce dernier atterrit sur l’atelier de l’écurie, faisant tomber du même coup, en plus de l’atelier, tout son contenu. Un monticule d’instruments variés se trouvait maintenant entre lui et le sol, dont un long couteau de pêche, servant à séparer les bons morceaux d’un poisson. Empoignant l’arme derrière son dos, il se releva, le menton en sang, les lèvres gonflées, sous les rires amusés de son adversaire.
- Tu en veux d’autres, cher neveu? Tu veux que je cogne ce joli petit nez?
- …Je...tu…
- Quel abruti! Tu n’es plus capable articuler? Je vais arranger cela…
L’homme s’avança vers l’enfant avec l’intention bien claire de le corriger une fois de plus. Jamais il n’y parvint. Son pied heurta une des planches tapissées de clous du défunt atelier, et s’affala de tout son poids sur cette dernière. Un des nombreux clous qui transpercèrent la brute, s’enfonça dans la carotide, coupant la grosse veine.
L’homme s’étrangla dans son sang, le regard perdu, ses mains tremblantes accrochées à son cou, et s’affala sur le sol maculé. Tandis que la terre s’imbibait du liquide écarlate pour se teinter de sa couleur, l’enfant se tenait encore debout, immobile. Son couteau levé, collé contre son corps, contrastait avec son visage enfantin.
Eliwan jeta dans une simili douceur, ou de peur, le couteau qu’il cachait derrière son dos, sur le corps de son tortionnaire. Il finit par dire dans un faible souffle d’innocent, presque inaudible :
- Tu es mort?...
Puis après un long silence, il ajouta :
- Je te déteste.
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4 commentaires:
J'ai beaucoup aimé ce texte parce qu'il se démarque par son concept original, par la maîtrise de la langue par l'auteur, par l'ambiance sombre crée par l'auteur à l'aide de descriptions et d'ellipses de descriptions. La dernière réplique du texte est bien pensé et parait très réaliste. L'auteur parvient, en quelques phrases, à démontrer comment l'oncle est un homme pourri et sans coeur. Ainsi, j'aime beaucoup le style d'écriture qui emploie, à quelques occasions des figures de styles créatives. Je ne pourrais te dire que de continuer, Nicolas-Étienne! Bravo!
Wow! Merci pour ce fabuleux commentaire!
J'ose espéré pouvoir continuer à écrire comme tu me le décrit!
Merci!
Tu as déjà eut mon feed-back sur ce texte. :D Je l'aime vraiment beaucoup... mais pas autant que ton nouveau sur les émotions ^___^
Ah!
Je mettrai le nouveau dès que le concours sera terminé...
Merci!
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