dimanche 21 octobre 2007

L’âme de ma vie

J’attrapai pour celle-ci, une envie lointaine. Comme un maelström des mers, elle entraînait en moi une prenante et profonde attirance dans les bas fonds, les premiers instincts humains. Quelque chose en moi me poussait à ne jamais la lâcher. Je ne pouvais la lâcher. J’adorais les sensations fortifiantes que me conférait sa présence, sa prestance! Je me sentais alors grand, très grand! Je ne croyais pas avoir ressenti telles émotions de joies, d’amours et d’envies dans une vie antérieure.
Lorsque je pouvais, la prenant par la main, l’entraîner dans un champ de roses et d’épines, je me voyais alors accorder un cadeau. Un sourire rouge. Un regard perdu, dans les brumes de l’au delà. Elle devenait écarlate, empruntant l’extrait des roses. Enjolivée par un soleil dominant les cieux, elle brillait. J’en pleurai de joie.

Cette brillance sempiternelle m’éblouissait. Cette lumière égratignait mes yeux larmoyants, et je devenais aveugle. Je ne pouvais plus m’arrêter de la tenir, elle, toujours plus au-dessus de moi. Je ne voyais plus les choses qui m’entouraient. Je ne faisais plus que l’écouter, car je ne percevais plus ce que je faisais, ce qu’elle faisait. Ensuite, une puissance nouvelle s’infiltra en moi plus profondément, perçant ma peau, envahissant mes poumons et détruisant mon cœur. J’étais maître, du moins je le croyais, c’est ce qu’elle me faisait croire.
Comment la croire! Je réalisais alors que je n’avais plus de cœur. Les dernières parcelles de mon être, de mon corps, ce qui restait de mon existence, ne m’appartenaient plus. Rien de cela ne lui était pas déjà voué. Elle me dirigeait, me dictait mes actes pour ainsi dire sans mon consentement, et si elle l’avait, ce n’était qu’avec fourberies et perversions! Je me sentais sale, couvert de malheurs qui n’étaient pas les miens, je me sentais comme le traître qui aurait été trahis. J’en pleurais de tristesse et de rage.

Aujourd’hui, je vois très clairement les bienfaits et les méfaits qu’elle apporte en nos terres, nos vies et notre avenir. Je ne me suis plus approché d’elle ou d’une de ses sœurs depuis six ans et soixante-six jours.

Aujourd’hui, c’est la fin. Je suis sur le seuil de ma vie. J’ai consentis à me coucher auprès d’elle pour une dernière fois, pour que même trépassé je me souvienne d’elle. Elle, une perfection humaine.
Elle, pour ma joie et ma tristesse, pour sa beauté et sa cruauté, je la repose sur mon corps couché, prêt à expirer, à rendre l’âme.

Elle, cette épée forgée par les nains, responsable de bonheurs et de malheurs, je l’empoigne maintenant dans un dernier souffle, pour ne plus jamais la lâcher.

440 mots

3 commentaires:

Anonyme a dit…

ET C'EST AVEC CE MERVEILEUX TEXTE QU,IL REMPORTA LE CONCOURS DES ÉMOTIONS !!!!!!!!!

sur:

http://.perenia.azureforum.com !! allez y tout le monde XD

Bravo Mon chou ! ton texte était super ;) ( et tres bon ce qui prouve ta victoire!!! )

Le librophile a dit…

Merci merci beaucoup!

je dois avouer que je suis quand même fier...

Anonyme a dit…

You write very well.