vendredi 21 décembre 2007

L'immensité des profondeurs

Plusieurs individus sont attirés par les paysages grandioses. Que ce soit une vaste plaine rosit par la chaude lumière venant des cieux, côtoyant elle-même de grandes montagnes enneigées, ou encore une belle terre noire, typique d’une région peuplée d’arbres géant longeant, celle-ci, une vaste mer étendue d’une bleutée infinie. Ces gens-là, généralement humain ou elfe, sont de bêtes ignorants!
Je me nomme Rordek, et je suis un nain Duegar*. Je vais vous dire, moi, qu’est-ce que la vraie beauté : Une cité souterraine naine! Nous les nains sont des maîtres maçons lorsqu’il s’agit de travailler la pierre et la terre, l’essence même de la vie, créant alors de majestueuses oeuvres. Je me plait parfois à décrire, à faire envié les ignorants en racontant mes origines, là d’où je viens, cette cité dont j’étais jadis citadin.

D’abord, il y a l’entrée de ma cité, située à deux ou trois kilomètres sous terres, soit la plus profonde des agglomérations naines sous le niveau de la mer. Cette entrée ressemble à de la pierre, mais elle n’en a que sa solidité. C’est en fait une grande arche de plantes spécialement mastiqués et séchés, remplaçant le bois fragile de la surface. Encadrée par des pierres grises, parfaitement taillées et sculptées, l’arche végétale arbore souvent plusieurs symboles, parfois magique, et de traits distincts de la race naine.
Ensuite, lorsque que la porte est traversée, un corridor, long de 120 mètres, large de 10 mètres et haut de 25 mètres, s’étend à nos pieds. Le sol est dallé de marbres et brille à la lueur des hautes torches de bonne qualité accrochées aux murs de pierres blanches, encore une fois, parfaitement façonnées. Certaines pierres murales ont l’honneur de portés de différents noms spécifiques représentant un héros de la maison, des nains qui auraient permis à cette dernière de ne pas qu’être ruines.
Au bout du corridor, débutent les vraies merveilles naines. Une dizaine de grands piliers soutiennent un amoncellement de terres noires et burinées pour faire illusion d’un plafond inexistant, sans fin. C’est la salle de réception. Haute de plus de 85 mètres, c’est la plus grande des pièces du royaume nain. C’est l’endroit où sont exposées la plupart des œuvres naines, pour évidemment qu’elle soient à la vue de tous. Des sculptures extrêmement réalistes, des armes magiques et particulièrement bien faîtes ou encore des ouvrages, des textes écrits dans l’Ancien langage, ornent avec splendeurs les colonnes proéminentes et les murs gigantesques de la salle. Soutenu par des faits, cet immense emplacement peut contenir la totalité des nains de la ville.
Après la Grande salle, suivant toujours une ligne droite, la place communautaire des nains fait irruption dans des décors moins traditionnels que ceux des pièces précédentes, mais toute aussi vaste. Comme dans les grandes villes de la surface, la place communautaire possède de tout : des marchés et leurs marchands, des écuries et leurs lézards géants qui font office de montures, des forges et leurs forgerons, etc. Une grande tour, faisant toute la hauteur de l’immense pièce, possède en son sommet un énorme centre lumineux, alimenter magiquement par les prêtres et leurs divinités. D’une fabuleuse et divine brillance, certains nains vénèrent chaque jour ce cadeau des dieux. Cette tour est un des atouts les plus majestueux de la cité. En effet, du haut en bas, le phare nain est orné de plusieurs centaines de joyaux d’une valeur inestimable. Chacun des précieux joyaux sont entourés d’une écriture naine dans l’Ancien langage. Tous les mots se retrouvant sur l’énorme pilier racontent avec la précision digne d’un maçon, les étapes de la construction de la cité, au moment même où nos premiers ancêtres aménageaient les premiers monuments, les fondements des profondeurs.

Je ne m’avancerais pas à dire que je suis la meilleure personne pour vous décrire ces merveilles. Ce serait un pur mensonge. En fait, je ne crois pas que quelqu’un puisse le faire correctement. Moi, Rordek, maître maçon duergar, je dis qu’il faut absolument la voir de ses propres yeux pour constater la magnificence, l’immensité des profondeurs!


* Un Duegar est un nain noir, d’alignement généralement mauvais, vivant dans de profonds réseaux souterrains, presque coupé du monde de la surface. Il a la peau blanchâtre, et de grands yeux gris.

dimanche 16 décembre 2007

Silence!

Quand on ne sait plus quoi faire, quoi dire...
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Silence! Trop de bruits m’assaillent, trop de cris m’assourdissent! Je ne veux pas être présent, je veux ce que l’on m’empêche de prendre. Silence! Taisez-vous! Détruisez ces mauvaises sources cacophoniques! Noyez ces exhortations incessantes dans les pleurs d’une âme déchirée! Prenez place dans les estrades de l’orage, admirer les envies déchues! Regarder l’eau s’écouler des mimiques de la vision!

Silence! SILENCE! Silence.

Je ne veux pas le silence. Je veux la paix, je veux la liberté, je veux le silence.

Permettez-moi, je vous pris, de vous demandé de bien vouloir garder le silence.

Aliénée, totalement démente est la crémation de l’esprit libre d’un être enfermé. Complètement hébété est mon ascension nébuleuse vers la joie d’une parodie d’un rassemblement adjacent. Comment comprendre l’incompris? Comment persuader l’entêter? Comment admirer l’extravagante?

Je ne suis point mort, seule ma persistance l’est.

Rouge! Silence! Cessez de m’importunez avec de grotesques incantations de sollicitations impossibles! Tournez la langue! Tournez la langue! Sept!

Prudence avec la rédemption sortis des limbes de l’inadéquats, ce n’est que ruses et tentatives burlesques d’enlèvement de l’esprit. Dans votre bouche avant! Avant de parlez!

Silence. Silence… Trop de bruits m’assaillent, trop de cris m’assourdissent. Taisez-vous! Laissez moi croire que vous n’êtes pas ce que vous laissez transparaître! Je vous implore une nouvelle sérénité, une plantation d’arrangements simples et banals…

Silence… vous ne vous tairez donc jamais? Je ne puis croire dissoudre mes dernières pensées au relatif d’une ambiance plate et vide, la solitude, mais c’est le seul lieu qui m’inspire la paix, la liberté, et un peu de silence.

Déguerpissez, je ne vous en tiendrez pas rigueur, mais faites-le derrière les rideaux rouges et sans un bruit.