lundi 19 novembre 2007

Histoire d'oreilles

Tous connaissent l’ancestral conte du roi Midas et de ses oreilles d’âne! Voilà une petite histoire basée sur ce conte. Écrit par moi, cette histoire a été imaginée par mon frère Jc.
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Par un matin du pied gauche, un âne de fière allure était demandé parmi les animaux de la ferme de monsieur Deschamps, leur vénéré maître, pour arbitrer une course secrète sur le nuage vingt-six, dixième de sa lignée, entre Lièvre et Tortue. Malgré l’absence d’envie ce matin-là, l’âne se dit que ce sera une affaire de quelques instants avec le lièvre dans la course, et accepta.

Lorsque l’interminable course prit fin, l’âne, somnolent et se pressant de retourner à ses petites affaires, donna la victoire au bondissant Lièvre. Un des spectateurs, un des gens près de la fontaine, désapprouvait totalement ce choix qu’il jugeait à l’encontre de ces principes. Pour punir l’âne de sa bêtise trop humaine à son goût, lui jeta sa morale au museau et lui pinça une oreille.

Le lendemain, deux oreilles d’homme avaient remplacées les pointue de l’âne, laissant un monsieur Deschamps paniqué. Pour ne pas effrayé les visiteurs de la ferme, il posa un ridicule bandeau rouge sur la tête de l’infortuné, cachant les atouts humanoïdes qu’il avait sur la tête. Le fermier était le seul au courant, et ne voulait absolument pas que le secret s’ébruite.

Ce fardeaux qui reposait sur lui était mentalement très dur à garder et il se savait incapable de tenir sa propre langue. Donc, pour garder bonne conscience, il se dirigea dans le fond d’un des ses champs de blés, creusa un petit trou et chuchota : « L’âne a des oreilles d’homme. » Soulagé, il referma le trou, y planta du blé, et prit la direction de la ferme, avec comme intention de mener une vie tranquille avec son bel âne. L’âne se contentera bien d’un bandeau écarlate sur la tête, pour faire rire les visiteurs.

Les jours passèrent, ainsi que les mois, et le blé de monsieur Deschamps poussait sur l’emplacement de son secret concernant l’âne. Lorsque le blé eut atteint sa hauteur maximale et qu’il était près à être coupé, un vent magique rafla les champs du fermier. Pour le plus grand malheur de ce dernier, son chuchotement secret, amplifier par le vent, se fit entendre par tous ceux qui eurent contact avec ce vent magique. « L’âne à des oreilles d’hommes! »

Après cet évènement, tous se moquèrent de l’âne égoïste et du fermier avare de sa popularité, et cela, des années durant, et ce, de générations en générations…


mercredi 7 novembre 2007

Des idées pour de l'eau

Je marche tranquillement dans cette forêt depuis un bon moment déjà, écrivant, sans me presser, dans mon petit carnet. N’ayant d’autres compagnons que mes pensées incertaines, je jette souvent des regards furtifs vers le haut. Les arbres obstruent partiellement ma vue sur les cieux, ne me laissant apercevoir que le temps douteux. Toutefois, la faible brise m’indique très clairement la prochaine venue d’un fluide opalescent glissant de l’azure. Je souris de cela, j’aime la pluie.

« Lorsque je me promène ainsi dans les bois, je tente de rassembler mes pensées. J’essaie de réfléchir sur ce que je désire pleinement faire de ma vie future. Je m’invente alors, dans les recoins de ma conscience éreintée, toutes sortes de choses. Ces pensées, ou ces idées, sont toujours trop vagues, ou irréalistes. Je m’en défaits la plupart du temps, laissant la place à d’autres qui, elles, ne peuvent s’empêcher de me rendre visite. »

D’un coup, le petit bruissement des fines gouttes de pluie heurtant des feuilles retentit dans les arbres. N’écoutant que mon plaisir de l’eau, je lève la tête, ferme les yeux et écoute. Je crois que j’arrive à percevoir chacun des petits tintements répétitifs des perles translucides. Je me rends compte que soudain j’ai soif.

« Cette soif de connaissances! Cette soif de désirs! Cette soif d’idées jamais complétées! Je veux vivre pour les regarder se tortiller dans un espace restreint! Mais je préfère mourir que de constater que je ne puis rien d’autre que laisser germer des merveilles dans la cime de mon être… »

Avec toute cette eau qui coule des feuilles, ma désaltération ne peut plus attendre! Je me surprends à marcher à plus grande allure, cherchant avec espoir ce jus des nuages. Je regarde avec envie l’écorce d’un orme où ruisselle encore mon envie première des derniers moments. Je commence à craindre de ne jamais trouver ce que je cherche. J’ai peur de finir par trouver de l’eau souillée, sale, imbuvable.

« Finir. Commencer. Entreprendre. Des mots remplis de sens, mais encore flous dans ma tête. Je désire ces choses, je désire savoir ce qu’il peut y avoir après! »

Puis, soudain, je m’arrête devant cette grande feuille verte, orpheline, qui se présente devant moi, tel le valet devant son maître. Mes yeux s’agrandissent de joie, je ne le crois pas, tellement c’est inespéré. Un reflet brillant d’eau fait frémir ma bouche desséchée. Je me précipite au devant de cette merveille, ce cadeau de la nature que j’aime tant. De mes mains, avec précaution, je soulève alors cette émeraude et la porte à mes lèvres. Goulûment, je bois. Je bois les milliers de gouttes rassemblées pour remplir à peine ma bouche tarie.

Un malaise me prend alors. Ma main droite se pose sur ma gorge, serrant un peu, essayant de comprendre ce qui se passe. Je n’arrive pas à avaler ce que je chérissais tant. Ma bouche semblait la vouloir pour elle seule, sans partager avec mon estomac vide. Je me force à avaler, à faire couler ce miel dans ce gosier d’ours.

Je me rends compte que je suis maintenant à terre, prenant ma gorge à deux mains, fermant délicatement les paupières. Cette eau… cette supposée bienfaisance… était en train de m’empoisonner…

Couché à terre, yeux clos, mourrant, il ne me reste que mes pensées.

C’est un complot. Je le sais.

« C’est un complot, contre mes idées. »
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mardi 6 novembre 2007

Sélène, l'amour déchu (1ere partie)

1ere partie : Le commencement

Le camp d’entraînement était beaucoup plus dur, physiquement comme mentalement, que ce que j’avait pu entendre. Cela faisait des heures, depuis le début de l’aube, le soleil montrais à peine ses premières lueurs, que je multipliait déjà parades et feintes devant un instructeurs qui criait à voix haute quelques instructions : « Ta garde est trop basse! » ou encore « Anticipe mes gestes! » Il ne fallait pas les décevoir.

Heureusement, je donnait tout ce j’avait, et ont me disais que c’était prodigieux comparés aux autres futurs soldats. On m’annonça un jour que j’avais même été choisi, avec trois autres elfes, pour aller chasser un groupe d’orcs qui s’était installé non loin du camp, question de voir ce que nous pouvions faire, de tester nos habiletés.

Les instructeurs nous larguèrent donc dans la partie de la forêt où se situait les orcs : Le but était simple, retrouver les intrus et les expédiés aux côtés de leur dieu sans aucune forme de procès.

J’étais très fier d’avoir été choisis et je me mis à étudier mes compagnons que je reconnus presque immédiatement. Le premier était un elfe de grande taille, aux cheveux châtains. Il avait deux dagues argentées à l’intérieur de petits fourreaux accrochés à la ceinture, c’était Elvulad. Le second était Unuril, un demi-elfe. D’allure plus musclée que nous, son ascendance était très voyante. L’épée bâtarde qu’il arborait dans son dos laissait présagé qu’il savait s’en servir. La dernière était une elfe. D’une beauté rarissime, j’en tomba amoureux dès l’instant où mes yeux ont eux la chance de la contempler. Ces longs cheveux noirs de jais avaient l’air de se promener sur ses épaules menues. Malgré sa petite taille, on devinait aisément, par son allure droite et fière, que c’était une farouche combattante. J’appris plus tard qu’elle s’appelait Sélène.

Nous marchions finalement à travers la forêt, suivant le moins possible le sentier pour ne pas laisser de traces. Certains animaux filaient à coter de nous, fuyant sûrement un danger. Puis des grognements gutturaux assaillirent nos oreilles : Les orcs n’étaient pas loin! Elvulad, légèrement en avant de nous, se rapprocha et murmura :

- Avec tout le bruit qu’ils font, j’en dénombre une quinzaine au moins…

Je ne sais pas ce qui m’a poussé à parler, mais j’ai répondu d’une même voix :

- Nous devrions les prendre en tenailles, combiné à une attaque surprise, ils n’auront pas beaucoup d’opportunités de fuites…

Ils me regardèrent étonnés, et pour mon plus grand bonheur, se fut Sélène qui prit la parole de sa voix de miel:

- Merveilleuse idée! Séparons-nous, j’irais avec Calithrarion par le sud et Elvulad ira avec Unuril par le nord.

Puis, sans crier gare, elle fila dans la direction donnée et moi je la suivis tandis que les deux autres se précipitèrent vers leur position. Il fallait contourner les orcs et les surprendre par derrière quand nos alliés lancerais le signal d’attaque.

D’un coup d’œil, je remarquai que Sélène souriait, elle avait dégainé une belle épée elfique. Elle souriait à la bataille! Heureux d’avoir si bon partenaire, je dégainais mon duo de lames et attendit le signal. Un long roucoulement de chouette se fit entendre en plein jour. Les orcs, étant trop bête pour s’apercevoir qu’un animal nocturne ne roucoule pas le jour, ne s’aperçurent de rien.

D’un pied sûr et adroit, au pas de course, Sélène sur les talons, je m’engouffrai dans le camp ennemi. Des seize, quatre moururent avant d’avoir touché le sol. Malheureusement, les autres orcs réagirent en quelques secondes, ils étaient armés de leurs haches, un sourire mauvais aux lèvres. Deux foncèrent sur Sélène, j’en happai un au passage de l’épée de mon père. Il ne s’en remit pas. Laissant l’autre à ma comparse, je me jetai, épées pointées, sur deux autres. L’un reçut l’épée au torse et tomba à la renverse, légèrement sonné. L’autre esquiva sans peine et contre-attaqua dans l’instant. J’eu l’idée de poursuivre mon élan par un roulé-boulé, se qui m’évita un coup solide coup de hache. En roulant, je profita de l’occasion pour trancher l’arrière du genou de celui qui venait de me raté : il s’écroula dans un cris étouffé. Je me relevai d’un bond et acheva les deux orcs par terre. Puis, je constatai la situation de mes compatriotes, Sélène avait tué l’orc que j’avais laissé passé en plus de deux autres qu’elle achevait simultanément sous mes yeux. Unuril et Elvulad, étant plus loin que nous des orcs, eurent que le temps de laissé deux cadavres derrière eux : Il restait quatre orcs encore debout.

L’un deux, près du feu, pris une bûche enflammée et la jeta vers Elvulad. Il l’évita d’un pas sur le côté et en même temps lança une dague vers ce dernier qui la reçut en plein front. Les trois derniers furent déstabilisés par la rapidité de l’attaque, treize de leurs congénères se retrouvait mort, un sol sec recouvert de plusieurs feuilles mortes comme hôte.

Soudain, ils regardèrent derrière le demi-elfe qui s’avançait, en direction de la forêt, effrayer. Je m’aperçus trop tard qu’un feu de forêt avait pris à cause de la bûche lancée auparavant. Cette partie de la forêt était morte, le bois en était donc très sec! Le feu se propageait à très grande vitesse ne laissant que très peu de temps aux deux elfes pour fuir.

- Elvulad! Unuril! Courrez! Un feu de forêt! Criai-je à tut tête. Courrez!

Ils se retournèrent et virent le feu près de leurs chevilles. Ils détalèrent sans plus tarder. De mon côté, j’empoigna Sélène par le bras et l’entraîna loin des arbres, en courant à toute vitesse. Je réussit à trouver un petit marécage, et sans attendre, je me jetait dedans. Sélène me suivit dans l’eau boueuse. L’air était irrespirable, je toussais à en mourir, je ne voyais rien devant moi à cause de l’épaisse fumé qui l’avait envahit. Je criai les noms de mes compatriotes éloignés avec l’espoir d’en voir un arriver. Ce fut peine perdue. Sélène, quand à elle, finit par perdre connaissance et s’écroulé sur un tronc d’arbre mort, et moi, sur le bord de l’asphyxie, je connu à mon tour les ténèbres de l’inconscience.

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samedi 3 novembre 2007

J’ai la tête fissuré, Est-ce que ça fait de moi un fêlé?

Blop!

On vient de m’ouvrir la tête. Je n’ai même pas eu mal! Le mec qui me l’a découpé scrupuleusement d’une tempe à l’autre portait des lunettes et un sarreau. Drôle de mélange n’est-ce pas? En fait, je le trouve marrant. Lorsqu’il m’ouvrait la boîte crânienne, il tirait la langue sur le coter, l’air trop méticuleux et droit comme un lampadaire! J’était, moi aussi, dans une drôle de position : Les jambes allongées sur une table, le haut du corps levé, question que ma tête ne se vide pas un peu partout, et les bras en l’air, essayant de toucher le plafond de l’homme robeblanchetropgrande.

Bon, voilà qu’il s’apprête à me retirer je sais pas quoi de la tête, il arrive avec des pinces carrés, de genre barbecue. Il se met à fouiller, et se murmure à lui-même tout un tas de truc ressemblant étroitement aux grognements d’un rat. Tout ce remue-méninges me chatouillait énormément, mais je ne riais pas. Restant stoïque, je regardais tout ébaubis les choses que le mec sortait de ma tête : Une humeur joyeuse, un cri de chouette, le rire d’une citrouille orangée, le visage impassible d’un mort, la naïveté du naissant, le reniflement de l’hiver et une paille.

Cette paille me laissait pantois. Légèrement plier, comme lui permettait son accordéon, elle était coloré principalement de blanc avec des lignes verticales rouges.
C’est tout ce que j’ai à dire sur le sujet.

Ensuite venaient d’autres objet, mais grandement moins intéressants : la clef d’un tracteur, la vis manquante d’un meuble IKEA, le bouton Play d’un caméscope, la touche #3 d’un téléphone sans-fil, le fil de métal d’un cahier spiral et une boucle d’oreille.

Je me disais que le mec serait rassasier après m’avoir dépouiller des choses de l’arrière de mon visage, du palpable à l’impalpable. Non, il semblait bien déterminer à poursuivre son noir projet de grisaille. Je ne pouvais que l’écouter et le regarder, comme une télévision.

Pourtant, après avoir sorti tout cela de ma pauvre tête, maintenant presque vide, le mec se plia, comme la paille, riant aux éclats en voyant ce qui restait au fond de la tête qui était mienne. J’avais peur de savoir ce que c’était, mais je ne le montrais pas. En fait, je ne montrais rien du tout, pas même le portrait de la Joconde. Ensuite, l’homme à la jaquette plongea ses mains dans les plus bas fond de ma tête, tellement loin, que j’avais l’impression de sentir ses doigts dans mes talons! Ce n’était pas si désagréable parce que mon pied me démangeait depuis un moment déjà. Puis, retirant ses mains d’un coup sec, je pus voir, au creux de sa main, un tout petit truc gris, minuscule. L’homme se retourna vers d’autres, cachés derrière une plante verte dans la salle, et cria :

- Ça y est les gars, j’ai le cerveau.

Je ne riais pas, c’est-à-dire que je ne trouvais pas cela drôle… Certaine personne trouve que je n’ai pas le sens de l’humour. D’après moi, ces gens sont des clowns.

Oh! Que je suis sot! J’ai oublié de me présenter! Je me nomme Jacques-Hébert Dubrefeuille, et vous assister à mon autopsie cérébrale. Oui, c’est parce que je suis mort il y a deux jours. Je me suis étouffé avec une paille dans un salon de coiffure.